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Sosei Fukano, 31 ans, Nanzenji, Kyoto, |
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J'avais déjà pris part
à un Programme d'Echange Spirituel et voyagé à l'étranger
; ceci était donc une occasion d'approfondir ma connaissance du monachisme
chrétien. J'ai séjourné dans un monastère de
Praglia près de Padoue, une communauté de trente-quarante
moines. Ils restaurent des vieux livres et ont des ruchers. Mon samu (travail
manuel léger) consistait à étiqueter les pots de miel. Je fus profondément impressionné par la gentillesse et l'accueil de la communauté. Les Japonais ont souvent l'impression que les Italiens sont gais et rient tout le temps, mais ce qui m'a impressionné, c'est la sérénité et le recueillement des moines. Le séjour fut plus court que celui que j'avais fait en France et j'aurais souhaité qu'il puisse être plus long. Il n'y avait pas assez de temps pour entrer vraiment dans le rythme de la vie. Le monastère paraissait particulièrement ouvert au dialogue interreligieux monastique : des moines tibétains y avaient déjà été accueillis et l'Abbé avait été en Inde. Mais il ne semblait pas y avoir une grande connaissance du bouddhisme ou du Zen - bien qu'il y ait eu une vraie disposition à en apprendre plus. |
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| J'avais déjà pris part à un Programme
d'Echange Spirituel et voyagé à l'étranger ; ceci était
donc une occasion d'approfondir ma connaissance du monachisme chrétien.
J'ai séjourné dans un monastère de Praglia près
de Padoue, une communauté de trente-quarante moines. Ils restaurent
des vieux livres et ont des ruchers. Mon samu (travail manuel léger)
consistait à étiqueter les pots de miel. Je fus profondément impressionné par la gentillesse et l'accueil de la communauté. Les Japonais ont souvent l'impression que les Italiens sont gais et rient tout le temps, mais ce qui m'a impressionné, c'est la sérénité et le recueillement des moines. Le séjour fut plus court que celui que j'avais fait en France et j'aurais souhaité qu'il puisse être plus long. Il n'y avait pas assez de temps pour entrer vraiment dans le rythme de la vie. Le monastère paraissait particulièrement ouvert au dialogue interreligieux monastique : des moines tibétains y avaient déjà été accueillis et l'Abbé avait été en Inde. Mais il ne semblait pas y avoir une grande connaissance du bouddhisme ou du Zen - bien qu'il y ait eu une vraie disposition à en apprendre plus. J'aimerais communiquer aux moines de ma communauté de formation une meilleure compréhension du monachisme chrétien. Il y a beaucoup de différences dans nos manières de vivre la vie monastique, mais ce qui m'a le plus impressionné dans le monachisme chrétien, c'est l'esprit d'hospitalité. Le monachisme Zen ne s'implique guère dans le monde extérieur. L'accent est mis sur la concentration, sur la pratique personnelle, et si l'on fait cela, tout le reste suivra. En un sens l'Abbé de Praglia reflétait ce point de vue quand il disait : " Si la fleur est odorante, les abeilles viendront ". |
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