Oecuménisme

4-9 septembre 2007
Assemblée oeucuménique Européenne

Sibiu - Roumanie

Après les rencontres de Bâle en 1989 et de Graz en 1997, les deux instances organisatrices, la KEK, Conférence des Eglises Européennes - soit les orthodoxes, protestants et anglicans – ainsi que le Conseil des Conférences Episcopales d’Europe - catholique – ont décidé de se réunir une troisième fois à Sibiu, carrefour historique des diverses confessions chrétiennes. La ville accueille en effet luthériens allemands, réformés hongrois, gréco catholiques, catholique de rite latin, orthodoxes et pentecôtistes. site du Rassemblement oeucuménique

Cette cité fondée par des colons allemands au Moyen Age est devenue hongroise lorsque la Transylvanie fut incluse à l’Empire Austro-hongrois. Elle redevint roumaine après la 1ère Guerre Mondiale. De son passé, elle a gardé de beaux vestiges architecturaux : églises gothiques, vieilles maisons de style germanique, palais. Sibiu a été élue cette année, capitale européenne de la culture !




127 églises ont envoyé des délégués à Sibiu pour poursuivre le labeur oecuménique. Les tenues les plus diverses se rencontrent là!

Mgr. Joseph POP, archevêque de la Métropole Roumaine de l'Europe de l'Ouest, a séjourné à En Calcat en 1991.
Ici avec F. Daniel, notre envoyé spécial.

 

"Le don que nous fait l’oecuménisme est le fait d’avoir reconnu notre proximité , et d’avoir redécouvert que nous ne sommes pas des étrangers ou des concurrents, mais des frères et des soeurs dans le Christ. Nous ne serons jamais assez reconnaissants pour ce don. Ne permettons en aucun cas que la joie de ce don se ternisse si des divergences ou des problèmes surgissent. Ne nous laissons jamais décourager non plus par ceux que l’oecuménisme dérange. Pour nous, l’oecuménisme est une tâche qui nous est confiée par Jésus Christ, qui a prié « pour que tous soient un » (Jn 17,21) ; mû par le Saint Esprit (Unitatis Redintegratio 1 ; 4), il répond à une nécessité de notre temps. Nous nous sommes tendus la main, et nous ne voulons pas nous éloigner les uns des autres une nouvelle fois".

Cardinal Walter Kasper - Sibiu 5 septembre 2007


"Par nos divisions, nous avons obscurci la lumière de Jésus Christ pour beaucoup d’hommes, et nous leur avons rendu difficile de prendre au sérieux tout ce qui a à voir avec Lui. Comme l’histoire le montre, nos divisions sont en partie responsables des divisions en Europe et de la sécularisation de notre continent. Nos divisions sont en partie responsables du fait que beaucoup d’hommes désespèrent de l’Église et la contestent. Nous ne pouvons donc pas être satisfaits de l’état de nos Églises ; nous ne pouvons pas continuer à prétendre que c’est « dans l’ordre des choses » Il n’existe pas d’alternative responsable à l’oecuménisme. Toute autre solution irait à l’encontre de notre responsabilité envers Dieu et envers le monde. La question de l’unité devrait nous déranger ; elle doit nous embraser".


Cardinal Walter Kasper - Sibiu 5 septembre 2007

 

 

"La recherche de Jésus crucifié, vécue par les Chrétiens, peut faire basculer la culture de la peur, la dissipation de la paix, du bien-être, de la liberté. Martin Buber affirmait avec sagesse : « Commencer par soi même : c’est la seule chose qui compte…le point d’appui d’Archimède à partir duquel je peux aussi soulever le monde est la transformation de moi-même ». L’homme spirituel commence par soi mais ne renonce pas à soulever le monde. C'est un chemin de la conversion. Soulever le monde commence par le cœur. Soulever le monde du mal, de la misère qui règne encore dans l’Europe riche où on a oublié la parole « justice », de l'injustice qui règne dans le Sud du monde, de la violence répandue, de la guerre…
Des hommes et des femmes spirituels ne renoncent pas à soulever le monde. Le providentialisme économique ne suffit pas à tracer le futur. Nous avons assez des idéologies. Un christianisme réduit à une idéologie ne suffit pas. On a besoin d’une vie débordante de foi et d’amour dans cette Europe pauvre de visions pour le futur".

Andrea Riccardi - Sibiu Vendredi 7 Septembre 2007

 

Message final de l'Assemblée Charte Européenne

Le monastère orthodoxe d'Oasa

Le monastère orthodoxe d'Oasa, diocèse d'Alba Iulia en Transylvanie, reçoit chaque année des frères d'En Calcat pour un séjour. Partager au quotidien la vie de nos hôtes est la façon la plus féconde d'apprendre à se connaître et de découvrir la communion déjà réalisée.

 

A 1300m d'altitude, dans une forêt d'épicéas, la vie est parfois rude.

Tous les bâtiments ont été construits autour de cette chapelle sauvée des eaux du barrage tout proche.

 

 

Le rythme des offices et le genre de vie sont inspirés des pratiques des moines du Mont Athos, avec lesquels des liens étroits sont cultivés.

La moyenne d'âge est probablement inférieure à 35 ans.



Pour affronter le rude hiver et l'isolement, des quantités de légumes sont préparés en conserves.

Nous recevons un accueil toujours très fraternel


Été 2007 à En Calcat.



Séjour studieux de deux séminaristes orthodoxes roumains

 


Colloque sur "La Sauvegarde de la Création" Alba Iulia mai 2007


Mgr. Andreï, évêque de Alba Iulia, est à l'origine de nos échanges avec la Roumanie. Il envoie deux séminaristes orthodoxes pour un séjour dans notre monastère tous les étés depuis 15 ans. Il facilite nos échanges avec le monastère d'Oasa.

Père Abbé André-Jean intervient dans le coloque à l'université orthodoxe d'Alba Iulia, organisé par Mgr. Andreï.