Si vous souhaitez poser d'autres questions à un frère,
incrivez-les ci-dessous.
Combien êtes vous ?
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| ] Lire également : Nos productions - |
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Saint Benoît invite le moine à garder sans cesse
le souvenir de Dieu et à ne jamais loublier. Pour cela, notre
journée est rythmée par six temps de rassemblement communautaire
à léglise pour prier.
| ] Lire également : La journée du moine - |
Etes-vous informés ? Avez-vous la télévision
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Recevez-vous des journaux ?
Les frères ont la possibilité dêtre bien informés du fait que notre communauté reçoit quatre quotidiens, diverses revues, et a la télévision. Mais le moine est un homme découte qui préfère la lente rumination de la Parole de Dieu, la Bonne Nouvelle, plutôt que limpression des images et laccumulation des informations.
Nous accueillons des personnes très diverses, et la communauté peut bénéficier de leur témoignage ou du partage de leur expérience et connaissances tout à fait uniques.
Le premier vu demandé par Saint Benoît à ses moines est le vu de stabilité. Cest ici-même, dans le monastère où il sest engagé, que le moine doit chercher Dieu, non pas en rêvant dun ailleurs où la vie serait plus facile.
Nous sortons donc peu : lorsque cest nécessaire pour des raisons de santé ou de travail, pour des sessions de formation ou la détente. Les visites en famille sont possibles, mais ne constituent pas un droit.
La communauté est dirigée par labbé (lire le mot du Père Abbé). La Règle de Saint Benoît lui donne un rôle très important. Il est le père spirituel de la communauté et de chaque frère. Il est élu par toute la communauté à bulletin secret.
Il est aidé dans son gouvernement par le Prieur (qui le remplace en cas dabsence), un économe (appelé cellérier), un maître des novices, et un conseil de 8 frères quil réunit très fréquemment. Les décisions importantes sont prises par toute la communauté réunie en chapitre.
Tous les trois ans, un Père Abbé extérieur vient faire une visite régulière. Il rencontre tous les frères individuellement, écoute leurs dépositions, fait un rapport sur la marche de la communauté. Il a tout pouvoir durant sa visite, et pourrait même déposer labbé en charge si cela était nécessaire.
Nous croyons que la vie monastique est un don de Dieu fait aux hommes. Le moine a conscience de répondre à un appel qui ne vient pas de lui, mais dun Autre, Quelquun dautre... Cet appel rejoint ses forces vives les plus intimes et sa capacité daimer. Et parce quil est de lordre de lamour, le choix monastique - comme la prière - ne se mesure pas en termes dutilité ou defficacité.
La vie monastique existe dans bien des religions. Dans le christianisme, elle a commencé dès les premiers siècles, surtout dans les déserts dÉgypte. Saint Benoît, au 6ème siècle, en Italie, écrit une règle très humaine et équilibrée. Elle connaît un grand succès partout en Europe, surtout par le rayonnement de lAbbaye de Cluny au 10ème siècle.
Souvent victimes de leur succès, les moines ont besoin de revenir à une vie plus austère et plus pauvre. Cest ainsi que lon a, au 12ème siècle, autour de Saint Bernard, la réforme de lAbbaye de Cîteaux - doù ladjectif cistercien - Puis au 17ème, celle de lAbbaye de la Grande Trappe, dans lOrne, qui donnera les Trappistes. Tous vivent de la Règle de Saint Benoît.
Il existe dautres règles, comme celle de saint Bruno (11ème siècle) fondateur de la Grande Chartreuse (Isère). Les Chartreux vivent en communautés dermites.
] Voir la rubrique : Nos liens)
On n'accordera pas trop facilement lentrée
à celui qui vient comme novice pour changer de vie.
On devient moine en menant la vie monastique dans une communauté et en recevant sa tradition. Il faut plusieurs années de probation pour éprouver un appel et voir sil vient bien de Dieu. Le minimum requis avant la profession solennelle définitive est :
Nous croyons que cest Dieu qui nous a appelés à être moines et à lui consacrer notre vie dans le célibat. Dieu ne change pas davis. Nous engager par des vux est, pour nous, une façon de dire publiquement que nous croyons que Dieu est fidèle à son appel et à son amour, même si nous, nous ne le sommes pas.
Lêtre humain obéit à bien des choses : ses besoins, ses passions, son intelligence, sa conscience, ses caprices, etc... Les fruits nen sont pas les mêmes. Il peut aussi désirer obéir à Dieu, parce quil croit quil en sortira des fruits de vie. Tout baptisé sait que lobéissance a conduit Jésus à la mort sur la Croix et à la résurrection. Désirer entrer dans le mystère de lobéissance, cest désirer entrer dans le mystère de la résurrection.
Prendre conscience que Dieu pose un regard damour sur nous, entendre son appel personnel, sont de grandes joies. Se mettre en chemin pour y répondre est quelque chose de très fort et denthousiasmant. Mais bien vite on découvre que ce chemin est exigeant : il révèle à quel point on est préoccupé de soi-même ; une longue purification du désir doit saccomplir. Cela prend toute une vie. Cest une longue patience ; la longue patience de lamour.
On navance pas seul sur ce chemin très personnel, mais avec des frères. Or, lhistoire de chacun, les tempéraments, les goûts sont très divers. Aussi, les tensions et les heurts sont inévitables. Mais avec le temps on découvre que la communauté est un symbole de lhumanité entière. On entre peu à peu dans le mystère de la communion, le mystère de lÉglise. Sinstalle alors une joie discrète, mais très profonde : celle de se savoir solidaire de tous les hommes, et de travailler à ce que le Christ nous conduise tous ensemble à la vie éternelle.