« Jésus les appela AUSSITOT… »…« AUSSITOT, laissant là leurs filets, ils le suivirent. » (Mc 1,14-20)
A Ninive, avec Jonas, c’est pareil, réaction immédiate (Jon 3,1-10)…
A Corinthe, avec saint Paul, c’est pareil : « Frères, je dois vous le dire : le temps est limité, le temps tourne court… ». (1Co 7,29-31)
Ils nous parlent tous d’une URGENCE…
Alors, que font les gens de Ninive ?
Ils ARRETENT de manger, et ils ARRETENT de s’habiller chic, ils ARRETENT de consommer. Panique au supermarché de Ninive la grande ville !
A Corinthe aussi : « ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient pas, ceux qui tirent profit de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas. »
Si l’on retire le profit du monde, le ressort universel, que va-t-il se passer ? Tout va s’écrouler, car tout est bâti là-dessus ; argent=urgent, urgent=argent, c’est pareil : livraison sous 48 h, dépannage garanti dans les 2h, flux tendu, stock zéro… C’est l’argent qui dicte partout la fausse urgence à notre monde ! L’urgence a pris force de loi, et cette loi fait notre malheur.
Regardons Jacques et Jean dans la barque, qu’est-ce qu’ils font concrètement ?
Ils DEMISSIONNENT de la PME familiale. Croyez-vous que Zébédée les a bénis : « Mais oui, suivez donc ce bon Jésus qui va faire de vous des pêcheurs d’hommes ! » ?
Non ! Monsieur Zébédée n’a rien compris du tout, parce qu’il y avait urgence à réparer les filets, il y avait urgence à reprendre la pêche avant l’arrivée de la tempête…
Jonas, Paul, Jésus nous parlent tous les trois de cette unique urgence, paradoxale : débrancher, arrêter l’urgence illusoire…
Abbaye Saint Benoît d'En Calcat - 81110 DOURGNE